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Month: October, 2013

Jour 23 et 24 – Quand j’étais petite

Jours 23 et 24 – Quand j’étais petite

Curieusement, depuis deux jours, les images ne se présentent pas ( j’ai un bogue quant aux téléchargements de photos).   Est-ce une signe, une allégorie ou une donnée sans importance?  J’aime bien me dire qu’il y a ici quelque chose à transposer à la réalité des derniers jours.

En effet, il semble que je ne puisse pas reproduire l’image qui corresponde avec l’état de la journée.  Comme si une tout autre référence entrait en action et qu’il fallait suivre le cours des mots, des émotions, des sensations au-delà de ces instants.  Puis, dans la perspective d’une vision plus large, contempler ce qui remonte pour tisser le fil reliant chacune des étapes.

La question: que voulais-je faire quand j’étais petite?  Qu’est-ce qui m’animait, m’aidait à me sentir utile, donnait un sens à ma vie?  Qu’est-ce qui me permettait, surtout, de me sentir vraie?  J’avais besoin de trouver une réponse, besoin de savoir combien les temps qui courent “mènent à Rome“ (à destination).  Besoin de me rassurer aussi.  Je me suis permis de prendre le téléphone et de contacter mon père, puis ma mère et de leur poser cette question.  J’ai un souvenir, bien sûr, de mes rêves et de mes aspirations.  Mais j’avais envie d’entendre d’autres sources, celles d’une partie de mon origine.  Obtention de plusieurs réponses: le prix à payer pour une personnalité aux intérêts multiples.  De “j’avais rêvé“ à “il fallait absolument“ en passant par “je ne suis pas capable, je ne peux pas faire ça“ ou “je ne sais pas comment y arriver“, j’ai pris les souvenirs d’assaut en vue de continuer à me remémorer les temps forts de mes convictions d’enfant.

Quand j’étais petite, je voulais écrire.  Quand j’étais petite, je voulais être journaliste ou archéologue. Et toujours, exploratrice.  Et encore, artiste.  Je n’ai jamais perdu la fibre contenue au coeur de chacune de ces idées-professions.  Pourtant, celles-ci se sont dédoublées, multipliées et diversifiées.  Je n’ai jamais trouvé une seule réponse, un item susceptible d’envelopper ce qui me caractérise, ce qui pouvait paraître bien ennuyeux.

J’ai d’ailleurs tendance à le croire encore aujourd’hui.  Trente ans plus tard, je me questionne à nouveau sur le sens de ce que je fais, sur ma capacité à épuiser le temps sans avoir eu l’impression qu’une réponse se présente.  Je cherche à donner force à ce que je suis, pour émerger des courses folles de nos journées.  Et je me dis que l’automne est un bon temps pour craquer, pour se rendre à la jonction de tous les chemins, le coeur de l’arbre (comme la transposition de ce que je suis, de ce qui m’habite).  Quand j’étais petite, je ne grimpais pas aux arbres: j’avais trop peur.  J’avais peur.

Et maintenant?  J’ai l’impression qu’il se déroule une voie que je n’avais pas planifiée et que malgré mon anticipation, pour une fois, je ne devinerai pas.  Il se passe quelque chose qu’il m’est impossible de raisonner et je carbure, de jour en jour, à la confiance, à l’espérance, à la foi.

En attendant, je rappelle à celle qui était petite comme à celle qui a grandit que l’on peut craindre sans avancer et que l’on peut avancer sans crainte.

Le reste? À surprendre.

 

Jour 22 – Remplacer

 
 Jour 22 – Remplacer

Il m’est arrivé de consacrer une bonne partie de ma vie à servir de pont, à faire le lien entre les personnes et les situations, ce qu’apprécie également mon chat, comme en témoigne la photo ci-dessus!   J’ai toujours aimé conseiller, diriger, aider, implicitement ou explicitement.  Il m’est arrivé de déranger aussi parce que, ce faisant, on occupe une part d’espace, qu’on le veuille ou non.

Vint-trois ans plus tard, je réalise qu’on peut faire tout cela, on peut être soi-même, on peut avancer avec le train, contribuer, supporter, mais on ne peut pas remplacer quelqu’un d’autre: on offre sa présence à soi. On ouvre son espace pour partager avec d’autres un besoin exprimé.  Pour répondre à une demande. Pour être là où l’on nous appelle en temps et lieu.

Remplacer paraît comme une illusion.  Prenons, par exemple, un groupe d’enfants fréquentant une école et une classe commune.  Celui-ci sera habituellement dirigé par une personne titulaire (l’enseignant(e) ).  Supposons que le titulaire de la classe doive s’absenter.  Qu’arrivera-t-il avec la classe?  La secrétaire de l’école contactera une autre personne, apte à enseigner, afin de combler le besoin en terme de personnel  – en l’occurence, le besoin d’un professeur.  Cette personne se présentera donc en classe, avec les élèves, en vue de remplir temporairement la tâche vacante.  Toutefois, les enfants et leur professeurs s’ennuieront l’un de l’autre.  On appréciera, de part et d’autre, les pauses de même que les vacances.  Cependant, il y aura toujours quelque chose à reporter; une saveur que l’on ne pourra reproduire malgré le plus grand effort de la personne qui “remplace“ (dans les termes).  Substituer demeure une possibilité et celle-ci ne se confondra pas avec l’original.

Heureusement.

Car dans l’expérience, on retrouve chaque fois le trésor de nos présences.  Dans chacun des cas, ceux qui y auront participé se souviendront de l’unicité des interactions, des originalités, des similitudes ainsi que des différences.  Et peut-être que malgré leur caractère éphémère, ces actes de remplacement engendreront à leur suite de nombreuses actions, des transformations et des partages qui vaudront leur pesant d’or.

Après tout, c’est en changeant de perspective que l’on peut s’ajuster à la lunette de l’autre et saisir ce qu’il observe, à sa façon.

 

Jour 21 – “Maman, ça passe trop vite!“


Jour 21

Ce soir, j’entends ma fille qui me dit:“ maman, ça passe trop vite, le temps! La journée est trop courte!“ Et moi de lui répondre: “C’est ça la vie! Et c’est pour ça qu’il faut en profiter“.  J’avais l’impression de me parler à moi-même.

Oui, c’est maintenant le temps de saisir la vie, le quotidien à pleine bouche.  Pas dans dix ans, pas en attendant de gagner la loterie, pas en me disant qu’un jour il sera temps de sortir de l’ombre.  De toute façon, ombre et lumière font partie intégrante de ce que je suis, de ce que nous sommes.  À tous les temps.

Donc, en partant de cette idée, on peut supposer que le fait de s’investir dans ce qu’on aime avec coeur, en choisissant ceux avec qui on a envie de partager des moments de qualité sont des priorités assez actuelles.  Il se présente des bémols: on a besoin d’une base, on veut s’assurer que notre famille ne manque de rien, on a besoin de ressentir une sécurité à différents niveaux, on veut être absolument certains que la voie que l’on emprunte est celle qui nous convient (et parfois aussi que l’on ne dérangera personne).  Il en existe d’innombrables autres, bien entendu.

Quoi qu’il en soit, j’ai l’impression que ceux-ci risquent de prendre l’allure de freins propres à nous empêcher de franchir le pas.  Celui qui nous effraie, celui dont on a besoin pour avancer, celui qui demeure susceptible de nous ouvrir les portes de notre chemin à nous.  De la piste de notre vie.  Des cordes, selon certaines traditions de chamans, qui nous relient de la terre au ciel (et vice versa).  Entre nous, on peut toujours trouver une bonne raison pour ne pas bouger.

Mais est-ce vraiment ça qu’on veut?  Est-ce que j’ai envie de transmettre cette absence d’élan et d’action à mes enfants? Et, plus que tout, est-ce que cela me satisfait?

Pour ma part, dans tous les cas, la réponse est non.  J’ai envie d’avancer.  J’ai envie de m’amuser. Et de faire ce que je propose à mes enfants: vivre, vivre maintenant.

Bon, par où commence-t-on?

Jour 20 – L’équation solo


Jour 20

J’ai toutes les réponses….mais je ne m’en souviens plus!  Une chance qu’on est entourés de gens…!

Dans la vie, il arrive qu’on aie tendance à vouloir tout faire, tout conceptualiser, tout gérer et tout régler soi-même.  Tendance que l’on peut facilement élargir à plusieurs secteurs de notre existence.  Il est facile de se sentir seul, d’être convaincu que rien ne peut arriver qui puisse faire avancer les choses autrement que par notre implication.  Ce qui n’est pas faux.   Comment penser y arriver sans soi-même s’investir? Et avec l’investissement vient l’engagement.  Puis, avec l’engagement, l’interaction.  Pas le choix: c’est inclus dans le prix!

Moi, j’ai reçu un diplôme en débrouillardise compliquée, version solo: je me suis précipitée à répétition au coeur de situations et d’événements sans penser que je pouvais m’adresser à une quelconque ressource.  Sans croire que j’avais le droit de demander de l’aide, qu’il était acceptable de s’avouer qu’on ne peut pas tout investir toute seule.  En effet, j’ai consacré plusieurs années de ma vie à m’évertuer à trouver des solutions impliquant longueurs et peines, dans le seul but de me prouver que je pouvais réussir sans aide.  Pas parce que j’étais une femme, non, mais juste parce que j’étais moi.  Et être moi, ça voulait dire ne pas me permettre de m’entourer.

On peut appeler ça auto sabotage, manque d’estime de soi, snobisme, gêne, orgueil, déconnexion. Les termes sont nombreux, provenant de registres variables.  Il reste que, dans les faits, on peut constater que quelque chose bloque. Et que ça n’avance pas comme on le voudrait.  Il est aussi possible de prendre une multitude de chemins en vue de résoudre le mystère, comme l’évidence, à petit ou à grand pas.  Tous ont un potentiel de valeur en fonction de l’investissement qu’on y fera et ça, c’est un choix qui nous appartient.  Autrement dit, il nous revient, mais encore -et surtout – il implique la rencontre d’autres gens, d’autres aptitudes, de miroirs, de supports et de paroles qui ne sont pas les nôtres.

Bref, je peux confirmer que les blocages sont susceptibles de rendre le quotidien insupportable, d’intérieur en extérieur.  Oui, mais il y a le moment présent, direz-vous!  Bien sûr, le concept existe.  La réalité qu’il propose aussi.  Ce qui implique tout de même d’aller au-devant de soi et de saisir suffisamment son malaise pour décider qu’il est impératif que le mouvement s’opère.  Et, une fois la décision prise, affirmée, assumée, il faut marcher.  Grimper la montagne. Se préparer à atteindre le premier pallier, puis le second, le troisième et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on arrive au lieu souhaité.

Mais, dites-moi, doit-on absolument y arriver tout seul?!

🙂

Jour 19 – Temps, mon temps…

Jour 19

Le temps d’un autre temps.  Le temps de rire.  Le temps d’être fatigué, de se reposer, de se regarder.  Un temps pour chaque chose.

Culturellement, le temps me conditionne, de A à Z.  Je pratique au quotidien en concordance avec le temps que j’ai. Tout est fonction de l’espace que je pourrai y dégager  pour m’engager dans une direction, avec une ou des personnes.  Ma vie se règle autour du temps, à l’image de celle de mes enfants et de la plupart des gens que je rencontre.  Faire fi du temps implique un déracinement presque instantané.

Je ne me plaît pas à constater cela, pourtant, lorsque je me retrouve dans ma cuisine le soir – entrain de nettoyer les restes de nos sprints de la journée – ou devant mon ordinateur, à l’heure où je devrais aller dormir, force m’est de concéder que cette dimension est bien réelle et qu’elle détermine beaucoup, beaucoup plus que je ne l’aurais souhaité au préalable.

J’ai en effet tendance à faire des plans interminables, à contempler avec longueurs tout ce qui me passe sous les yeux et à vouloir parfaire mon travail au point de franchir la limite du respectable (pour moi et mon corps).  Je commence, recommence et recommence encore.  Puis je réalise que le temps file.  Retour à l’idée de pouvoir allonger une journée qui ne contient que vingt quatre heures.  Heureusement, en fait.  Car j’aurais probablement tendance à les remplir tout autant et à en souhaiter davantage.  C’est une roue qui tourne.  Et ses rotations sont rapides.

Ou encore: je suis lente! D’une façon ou d’une autre, l’optique demeure: on peut trouver un sens au temps, mais le temps n’est pas nécessairement le sens de notre vie si on l’aborde comme un personnage stable, toujours présent et allié.

Qu’est-ce ce que ça veut dire?  Que le fait d’axer le quotidien sur le temps (impliquant de multiples variables) possède ses avantager et ses inconvénients.  En ce moment, ma recherche de temps me permet de voir, par exemple, qu’il est temps de plonger dans ce qui s’ouvre maintenant.  De bouger avec.  De faire des choix qui auront un impact non seulement sur le temps, mais sur moi et sur nous.  Par exemple: le temps, c’est de l’argent.  Et bien oui, c’est le cas et j’irais même jusqu’à dire qu’il incarne bien davantage.

D’où l’idée d’accepter de fermer les yeux quand ils ne tiennent plus. Comme celle d’être toujours prêt(e) pour l’Opportunité.  Qui sait, peut-être vous parlerais-je en direct d’une nouvelle demeure dans les prochains mois, entourée de ma petite famille, de mon Homme et de mes chats!  Car on sait que le temps, ça surprend.

Attachons donc nos tuques, dans tous les sens de l’expression: le chrono est en route.

Jour 17 et 18 Reprise

 

jour 17 et jour 18

Parlons de ces moments où tout semble aller très vite, où l’adrénaline peut être dans le plafond, où l’on se demande si notre corps pourra contenir le rythme encore longtemps.  De des moments où l’on a l’impression qu’on risque de craquer, de perdre contenance face à tout ce qui se trouve devant.

On veut écouter son  coeur, avancer, rendre productive notre vie dans son ensemble. On veut que ça serve à quelque chose.  On veut s’assurer de pouvoir aller plus loin.  Et c’est humain.  Il existe déjà de nombreuses recettes pour y parvenir.   L,une d’entre elles consiste à  se trouver là, en plein mouvement, tous efforts centrés sur l’immédiateté.  La suite semble alors assez loin.  Elle peut aussi paraître imprécise.  Pourtant, au départ, il y avait un plan; des objectifs, une volonté d’aller dans une certaine direction.   Il arrive ainsi que l’on se trouve tellement absorbé par  le focus que l’on oublie le reste.

On peut aussi prendre le chemin des grandes projections ou visions à long terme, avec tout ce qu’on aimerait avoir et être, plus tard, quand ça marchera (quand les affaires avanceront).  On repousse ainsi des tonnes de rendez-vous, d’opportunités, de besoin dans l’espoir de pouvoir les combler un jour. Un jour

Et oui, je parle en connaissance de cause: je planifie beaucoup dans le futur.  Il reste que tout se passe réellement ici et maintenant. Pas besoin de s’étiqueter comme ésotérique pour traiter la vie sous cet angle.  C’est maintenant que ça se passe, qu’on le veuille ou non.  Prendre action pour construire quelque chose qui se perpétuera est un beau geste; profiter de chacun des instants que nous offrent ces mêmes actions en est un autre.  Très important.

Sans compter que, la vitesse de la marche augmentant sa cadence, chacune de ces actions se regroupent et forment, ensemble, un horaire chargé (d’où le trente-six heures potentiellement nécessaires dans une journée).  À ce moment, il peut être vraiment intéressant de porter attention.  Moi, je me sens comme si je n’en pouvais plus de marcher, que mes jambes allaient fléchir et qu’il me faudrait abandonner.  La réflexion que j’ai envie de me faire ici est que c’est justement en cet endroit que la nouvelle histoire peut commencer à s’écrire.  J’ai je souvenir de ces danses où je croyais ne plus pouvoir bouger tellement mon corps avait donné de son mouvement, de son allure, de sa cadence et pourtant, sans que je m’y attende, mon potentiel décuplait et je renaissais…autrement!

En bref, il existe toujours un choix: celui de franchir le pas ou de rester là où l’on est certain de juste continuer à être fatigué(e).  Moi, j’en ai soupé, de la fatigue.  Je suis prête pour l’épopée!

Jour 17 – Lâcher prise (prise z)


jour 17 – Lâcher prise (prise z)

Je reprends un texte que je me suis écrit il y a plusieurs mois, à l’aube d’une nouvelle étape.  Je considère cet élan comme quelque chose de bien plus prenant qu’un rappel: c’est un appel sans appel!

Est-ce au moment où l’on choisit, sans équivoque, de lâcher prise que se présente le chemin auquel nous avons toujours souhaité accéder? Le chemin comme une parcelle de bonheur qui en rencontre une autre, puis une autre, puis une autre encore pour former le corps de notre existence, la magie qui s’opère en nous en cet instant précis?

Ce moment où, dans un corps, se prolonge un soupir. Un travail de détente de l’épaule, de réponse à nos muscles pour mieux cibler ce qui ne semble pas pouvoir l’être. Puis, un éclat de rire vibrant s’allonge et remplit l’espace comme s’il avait été tout ce qui a déjà pu exister autour de soi. Les rires peuplent la densité de l’endroit, les objets et le visage de celui ou de celle qui nous accompagne à l’instant. Il n’existe que cette légèreté, que ce sourire puissant et simple. Lâcher prise. Répondre au sérieux sans l’ombre d’une hésitation et s’esclaffer dans sa cuisine, dans sa voiture, dans le métro ou dans le couloir d’un grand hôtel où l’on a atterrit comme une bombe, surchauffé par une gestion de temps teintée de stress. De peur. D’excitation peut-être.

Au delà des machinations de nos structures, c’est une incroyable opportunité de célébrer l’unicité de cet instant, son ridicule, sa beauté. L’on agit en concordance avec une série de synchronicités propres à souligner la magnificence de nos états, quels qu’ils puissent être. Peu importe ce qui nous environne. Peu importe la réaction de ceux que l’on croise: la magie du lâcher prise véhicule des surprises et des cadeaux somme toute surprenants. Des clin d’oeil coquins, des clin d’oeil éclairés. Des clin d’oeil étonnés aussi. Il se présente, dans ces états de déroute incompréhensibles, un trésor d’opportunités de passer à une autre étape, de transcender l’actualité apparente pour entrer dans le portail d’une présence enracinée, alerte et béate.

Voilà le fondement de nos habiletés à construire le présent, la maison que constitue chaque partie de ce que nous sommes, de ce que nous avons choisi d’être aussi. Architecte d’une réalité que nous forgeons avec bien des outils, même lorsque nous n’en avons pas conscience. Artistes de notre agenda, plombiers de nos communications, concierge de nos blessures émotionnelles, cuisinier des échanges de douceur, électricien en quête de contacts électrisants. Contracteur de nos habitudes, bailleur de fonds de nos folies et investisseur de tous nos peut-être. J’en passe. Il se déroule une multitude d’opérations nous permettant d’avancer et de poursuivre une route ou une autre, au choix. Le secret réside peut-être dans notre disponibilité à rencontrer les professionnels de la vie que nous sommes pour leur donner une direction unique. Ou enfin, un élan centralisé, susceptible de contribuer à une construction plus solide, plus articulée et naturellement intégrée, au présent.

Présent; maintenant. Présent; cadeau. Présent; nous y sommes. Présent; lieu de recontre. Un mot, un état, une réflexion qui habitent le monde en sept lettres. Simple, précis et concis. Pourtant, il est facile de s’adonner à la déroute comme une excuse propre à justifier un quotidien trop chargé et empreint de souvenirs dont on n’arrive pas à se départir. En effet, c’est parfois la résonnance de nos blessures et de nos à-côtés qui nous guide en des espace conduisant au doute, à l’incompréhension et plus loin, à l’étendard de nos sourires au moment où l’on démasque leur constitution. C’est une fenêtre en lieu apparemment inconnu. Elle nous ramène à l’essence de ce que nous sommes, à ce que nous avons vraiment et pleinement choisit d’intégrer en ce moment précis. Lâcher prise. Un temps où, dans le fonds d’une poche ou d’un sac trop rempli, on retrouve maints indices.

Une clé égarée, le numéro de téléphone d’une personne à rappeler, un bonbon, un billet ou une pièce de monnaie dorée. Dans un éclat de rire et des étoiles plein les yeux, on remercie la vie. On offre une exposition de gratitude au moindre détail, à tous les écarts, à chacun des silences et à toutes les circonstances incongrues ayant meublé notre journée. Lâcher prise.  Peu importe l’état apparent de la situation, on retrouve des lots de béatitude.

Et on reconnaît, entre ici et ici, Monsieur Bonheur, marchant main dans la main avec Madame Gratitude, marquant le tournant d’une nouvelle histoire. Celle où on aime avec un grand ”M”!

Jour 16 – Focus


Jour 16 – Focus

 

Le temps de prendre le temps de restaurer les lieux qui servent à tracer notre parcours.  Le temps de respirer, de ressentir quelles sont les priorités, les urgences, les possibles à réaliser, les potentiels qu’on veut matérialiser.  Le temps, aussi, de préparation à la venue de l’hiver.  Aux moments en cocon, aux histoires de procréation.

Il est connu, au Québec, que l’hiver ensemence les idées et les images de qui naîtra au printemps, avec les bourgeons, les feuilles, les fleurs.  On s’y prépare en écoutant les rythmes qui changent.  On s’acclimate en restaurant le patron de nos journées écourtées.  Nos communications s’adaptent aussi, en général: elles se font dans une optique de longévité et de constance, comme si l’on travaillait à entretenir les trésors qui nous entourent pendant l’année à suivre.  Des moments d’étoiles, de feux de camp, de retrouvailles où l’on réalise combien on est choyés de pouvoir y participer.  Même dans les instants où l’émotion se pointe, équilibriste précaire, l’on sait restaurer la perle qui les contient, puis nourrir sa richesse, de part et d’autre.

La vie est un cadeau.  Généralisation? Peut-être.  Quoi qu’il en soit, tout près de celui qui partage ma vie, ce soir, bercée par la chaleur des lampes à flammes qui nous entourent, j’ai le sentiment d’avoir la chance d’assister et de participer à une nouvelle étape de nos saisons.  J’ose remercier.  J’ose prier.  J’ose m’assoupir en me disant que ce que nous sommes entrain de créer grandira pendant l’hiver, continuera d’éclore au printemps et que ses fruits se reproduiront, d’année en année, avec la saveur de l’amour et de l’intention qui nous portent jusqu’au bout des doigts.

Ainsi, de racine en racine, le focus prend vie.  Et on continue.  Vêtus plus légèrement!

Jour 15 – Rattraper le jour

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”La nuit court après le jour

Le jour court après la nuit

Ils font le tour de ma cour

Bon dodo, mon ami”

La pensée d’aujourd’hui fait référence à ce rythme que j’emprunte bien souvent.  Je ne veux pas aller trop loin, pousser par là, donner mon temps ici, sous prétexte que je ne pourrai pas accomplir ce que je suis destinée à accomplir, que je ne pourrai pas faire ce qu’il m’est donné de faire.  Que je ne pourrai pas dire ce que j’ai à dire.  Il se passe toujours quelque chose, pressé au possible, propre à retarder l’instant. Il se crée, jour après jour, un potentiel de  m’afficher stressée et fatiguée.  Eh bien, j’ai décidé de me faire brève: c’est assez.

J’ai le droit de porter le flambeau du bonheur, d’avancer, d’aller avec joie entourée des gens que j’aime et avec qui je partage en amont et en aval de l’amour en bottes (pour y aller dans le format en gros)!  Je me sens prête.  Prête, prête, prête.  Participons à se faire des clin d’oeil.  En rire.  Répétons ce qu’on a trop pris au sérieux afin de  s’assurer que la vie avance avec nous. Bref, et moi, et vous et tout ce qui vit pouvons participer de cette opportunité de respirer le bonheur à pleins poumons.  Avec coeur.

Et je laisse ici une citation recueillie cette semaine, en guise d’élan pour ce qui arrive au galop:

Ce soir là, mon ami Sébastien me lança un défi de taille : CHOISIR immédiatement D’AIMER sincèrement chacun des mes clients et ce, pour le reste de ma carrière de serveur! Je n’aurais pas la prétention d’affirmer que j’ai toujours réussi, mais j’y ai consacré beaucoup d’effort. Et chaque jour où j’étais dans l’amour, mon énergie augmentait, j’attirais à moi la prochaine étape de ma vie, et curieusement, les clients condescendants se faisaient de plus en plus rares. Ma vibration et mes émotions à l’appui, je signalais haut et fort à l’univers que j’étais prêt pour la suite! Quinze mois plus tard, j’avais complètement fais la transition et vivais de mon métier de conférencier à temps plein. Affirmer c’est une chose, appliquer, c’en est une autre!”

http://lasolutionestenvous.com/david-bernard-coach-conferencier-saider/?

Jour 14 – Rétroaction / quand le bonheur parle

Jour 14

”Pour toi, pour moi, que du bonheur

je veux le voir peu m’importe les heures

Pour toi, pour moi, que du bonheur

je veux le voir peu m’importe les heures”.

Le bonheur a deux côtés: un bon et un bon.  Lequel choisir?  Cela peut paraître absurde, mais il est vrai que devant ce genre de choix, on peut être porté à hésiter.  Est-ce qu’on a vraiment le droit d’être heureux?  Et que ça continue?

On dira que chaque moment est unique, qu’on mérite ce qu’il y a de mieux, qu’il faut parfois souffrir pour vivre meilleur.  Vraiment?  Affirmatif.  À ce jour, je ne comprends cependant pas pourquoi on a tant besoin de vivre des expériences difficiles pour cheminer vers ce lieu.  Le bonheur, il me semble que c’est simple. Que c’est là, tout le temps.  Qu’on peut le caresser du bout des yeux, comme avec les mains, puis avec un coeur au complet.  Le bonheur, ça respire, ça émane, ça alimente de façon exponentielle les réservoirs de tout ce qui vit.   On pourrait aussi avancer qu’il se relie avec l’acte de foi, car il arrive qu’on ne sache pas trop d’où il est susceptible de pousser.  J’ai l’impression qu’il est ainsi facile de se laisser surprendre…si on y est ouvert!

En fait, c’est peut-être et simplement une question de perception. Comme si tous les éléments étaient là et qu’ils n’attendaient que d’être découverts.  Chez nous, je crois qu’eux et moi avons souvent décidé de jouer à cache-cache.  Ils se sont tellement bien cachés que je me demande, trente-cinq ans plus tard, comment on fait pour les rapatrier tous.  Je me sens impatiente; fébrile.  J’ai envie qu’on s’amuse!  Il se passe tellement de beaux moments, des rencontres, des clin d’oeil à la vie qu’on risque de rater en raison d’une course à la journée: il faut être plus productif, plus vite, plus, plus, plus.  Est-ce que le parcours a du sens?

Voilà, dans le bonheur, donc, on retrouve des pleins et des vides, un équilibre et peut-être aussi moins de questions.  Ce qui me laisse à penser que je suis encore en chemin.  Ou alors, qu’au moment où j’aurai les deux pieds dedans, je ne réaliserai pas instantanément.

Et si c’était maintenant?!