Jour 2

by isabellebernierconnexion


Jour 2

Matinée fatiguée.  Cinquante-deux jours, c’est différent de cinquante-deux semaines.  Ça veut dire que tout se précipite – enfin, dépendant de nos modes de croisière habituels.  Ce matin: marmots en cuisine, à moitié endormis…et maman qui déborde du stress d’un départ plus ou moins coordonné.  Me voici (photo), après les avoir ”livrés” à leur école respective.  Tout va bien. Tout va bien.  TOUT VA BIEN (je peux y croire).  Je me rappelle d’inspirer, puis d’expirer.

Constatation: j’ai encore transmis un stress aux enfants, lesquels me l’ont bien rendu en refusant de coopérer.  Un matin bombe de fatigue.  Un matin yoga, Chi Gong ou café, selon la routine.   Un matin plein et vide à la fois. Et beaucoup d’étude à faire.

Question de la journée: avoir un focus, est-ce que ça veut dire avoir une, rien qu’une vision?

Préoccupation: l’attachement peut faire resurgir l’inquiétude et toutes sortes de vieilles peurs.  Ça concerne les enfants, le conjoint ou la conjointe, les amis, la famille au sens large aussi.  Et j’ai le sentiment que c’est un état qui peut se dépasser dans l’affirmation.  Il existe un risque de déplaire à ceux qui nous entourent.  Dire non, mettre une limite, poser un geste, un acte, une parole d’affirmation – avec amour – peut effectivement avoir un effet marteau.  Et oui, c’est l’histoire des derniers jours ici.  Pourtant…le regret et la culpabilité, on peut choisir de s’en passer.

 Par exemple (fiction aux airs de réalité),  quand un voisin locataire (supposons qu’on vit dans un ensemble de bâtiments avec appartements) se met en colère en raison d’une histoire de feuilles d’automne.  Il exige que les enfants du voisinage évitent d’utiliser celles qui se trouvent au sol  sous prétexte qu’elles lui appartiennent. Il peut être tentant d’intervenir.  Dans ce cas, passer en mode “affirmation“ pourrait signifier que l’on expose le cadre de ce qu’on appelle le gros bon sens, en deux ou trois phrases – je vous laisse le soin d’imaginer celles qui vous viendraient à l’esprit.  De mon côté j’aurais interpellé la nature et son existence autonome.  Comme le disent si bien les autochtones, la nature ne nous appartient pas.  Il en va de même de nos enfants, nos conjoints et tout ce qui nous entoure.  Qu’on soit locataire, propriétaire ou fantôme (pour illustrer l’intangible), c’est du pareil au même.  On naît tout nu et on repart tout nu.  Le reste, c’est du détail. Et ça porte à réfléchir, car de grandes guerres auraient pu commencer en des circonstances comme celles de la chicane de feuilles.

J’ai peut-être trouvé le point de départ du focus après tout.  Vive le jour 2! Et merci les voisins.