Jour 6 – La vie ou la vie

by isabellebernierconnexion


 Jour 6 – La vie ou la vie

Journée fatiguée et somme toute heureuse: jeûne terminé!  Je n’ai pas tellement d’appétit, au sortir de l’hôpital, cependant, je me sens plus légère.  La vie, me semble-t-il ce soir, ressemble à cet hôpital (j’y ai passé  mon après-midi).  Elle est remplie de gens qui travaillent, de gens qui souffrent,  de gens qui veulent aider, de ceux qui sont là pour écouter aussi et de ceux qui contribuent à faire avancer les choses.  C’est un rapport direct ou avec intermédiaire qui peut prendre un peu ou beaucoup de temps.  Il faut généralement faire preuve de patience, car on n’y contrôle pas toujours le cours des événements.  On y est acteur, témoin et observateur.  L’hôpital est une institution; notre vie aussi.  Sauf qu’on ne la prend pas toujours au sérieux, elle.

Non pas qu’il faille afficher un air contrit, neutre ou préoccupé en permanence pour illustrer que l’on participe bien de ce qui se trame avec nous et autour de nous, mais disons que l’on peut considérer faire affaire avec les données, les événements et les situations qui nécessitent notre attention quand cela se présente. C’est ce que j’entends par prendre au sérieux.  Cela implique aussi de bouger, d’agir en conséquence et pour que la suite puisse se présenter comme un renouveau.  Un rire, Une caresse qui fait soupirer de bonheur, de paix, de contentement.  On peut bien repousser et répéter, mais est-ce que ça en vaut vraiment la peine?

On peut se référer aux solutions secrètes, celles qu’on a l’impression de ne jamais trouver, comme si un élément essentiel nous échappait.  Il appert qu’on finit généralement par les démasquer lorsqu’on réalise qu’elles nous sautaient au visage, que c’était trop évident pour en retenir même la pensée.  Tu veux mettre des chansons en ligne? Prends la caméra de ton ordinateur et enregistre-toi!  Tu as envie d’offrir un nouveau service? Demandes-toi quels sont les besoins de tes clients et ponds ton idée.  Tu as envie de changer de routine? Peints-le, dessine-le, écris-le, ce quotidien dont tu rêves.  Il n’est pas nécessaire d’attendre que tout soit toujours parfait.  Prends le flambeau qui te permettra d’oser.

Mais quel rapport tout cela a-t-il avec mes allers-retour de cette semaine à l’hôpital?  Probablement la portion de réflexion que je me fais sur les grands passages que nous vivons actuellement.  Plus que jamais, les gens persévèrent et créent de nouveaux ancrages ou abandonnent et se confortent dans le choix de ne pas écrire le livre de leur vie.  On se surprend des pistes qui se présentent à nous et qu’on choisisse d’embarquer ou pas, on ne peut nier qu’il y a quelque chose d’étrange dans l’air (j’ose espérer pouvoir préciser cette idée dans la semaine qui suite).  Encore une fois, est-ce qu’on osera…ou pas?

Moi, j’en ai envie.

À suivre