Jours 40 à 52 – Lettre au Père Noël

by isabellebernierconnexion

Cher Père Noël,

Il y a quelques années que je ne t’ai pas écrit.  La dernière fois, je m’étais rappelée de l’époque où j’étais enfant et où je me laissais aller à communiquer dans la confiance et l’espoir que mon coeur serait entendu.  À ce moment, l’écho de mon désir de rencontrer l’homme qui s’avérerait être mon partenaire de vie était parvenu jusqu’à toi .  Je t’avais exprimé combien je souhaitais accueillir cette venue, combien j’avais envie de sentir le bonheur de cette rencontre, nos ouvertures, nos présences qui s’accompagnent.

Cette année, Père Noël, je souhaite te remercier; le printemps dernier, cet homme est arrivé.  Je me suis sentie effrayée, bien entendu, mais dès que j’ai mis la main sur la lettre que tu  m’avais envoyée – en réponse à la mienne – , je me suis sentie rassurée.  Choyée.  Entourée.  Il m’arrive encore d’avoir peur, Père Noël, sauf que  j’ai envie de laisser le coeur parler, à nouveau.  Ton message a donc été et demeure très précieux pour moi, à l’image de l’Esprit véhiculé par ceux qui se laissent transporter au gré de la magie de Noël.  Mes enfants en sont les porteurs et, bien que je ne sache pas toujours comment leur permettre de célébrer ce moment, je dois avouer que je me sens ébahie devant la beauté et l’ampleur dégagées par l’idée de ton action, de ton passage, de ta présence parmi nous.

Cette année, Père Noël, j’ai aussi envie de te confier les rêves et les souhaits peuplant notre appartement.  Je le fais en souhaitant que de nombreuses personnes y trouvent l’écho de leurs désirs, de leurs besoins et que tous osent demander, exprimer et s’ouvrir, tout comme j’en ai le désir pour moi-même et pour mes proches.

Les enfants me parlent de chasse aux lutins – ce que je ne comprends pas trop encore (pourquoi voudrait-on en capturer un?!) -, du sapin que nous aimerions voir se tenir, tout grand, dans le salon, des cadeaux, des visites et des menus festifs.  D’un de nos chats, tout juste soigné d’une grave blessure.

En ce temps de préparation aux Fêtes, Père Noël, je repense,pour ma part, humblement aux rêves, aux bonheurs qui nous habitent, aux aspirations et aux cadeaux que nous souhaitons recevoir et partager.  Je sais que nos coeurs brillent et que nous avons la chance de loger sous un toit chaud, partageant amour et découvertes au quotidien.  Pourtant, je me sens insécure.   Je rêve, Père Noël, de nous offrir, à moi, à mes enfants, à ma famille,  une stabilité, une vraie maison, une expérience agréable d’achat à l’épicerie chaque semaine, des vêtements chauds, des petites douceurs, des loisirs et une voiture qui tiennent la route.  J’aimerais sentir que je suis en mesure d’offrir à d’autres une aide, qu’elle soit physique, matérielle, émotionnelle ou spirituelle.  Surtout, nourrir en moi la source du bonheur, le sentiment d’être accomplie et de pouvoir le partager à grande échelle.

On dit souvent que la matérialité est source d’illusion.  Je peux en convenir.  Toutefois, elle fait aussi partie de nos quotidiens.  Et je souhaite m’y sentir à l’aise.  Savoir que nous pourrons y arriver haut la main et réinvestir dans une aide pour autrui.  J’ai envie de confort.  De douceur (je répète, car c’est très important pour moi), d’un rythme de vie sain, d’un espace de vie sain, d’air, de nature.

Concrètement, donc, mes souhaits sont les suivants:  la capacité de continuer de prier pour tous ceux qui en ont besoin, une santé hors pair pour tous, des soins dentaires complets (il y a urgence pour plusieurs), un emploi solide et évolutif –  ayant un impact important et positif à grande échelle – , sain et aligné sur ma mission de vie  (avec un excellent revenu); un beau réseau à l’échelle, locale, régionale, provinciale, nationale et internationale; une maison bien à nous, près de la nature de l’Estrie – temple et espace d’amour  (oui, oui!)- ; une nouvelle voiture (en parfait état et pouvant nous loger tous); des vêtements pour chacun; des soins et des gâteries pour les chats (Satsuki, Noiro et Ti-Roux); une télévision ainsi qu’un ordinateur pour la famille; une table bien garnie, des meubles pour les chambres de chacune, des cadeaux à offrir à d’autres; le nécessaire pour enregistrer un CD en studio et un voyage à la rencontre des dauphins, au soleil des tropiques.  Et finalement, l’alignement harmonieux de nos missions de vie et de l’équilibre de nos corps afin de vivre, de promouvoir et de partager l’enracinement.

Je ne sais pas si tu recevras ce message, ni comment je parviendrai à matérialiser ces demandes.  Du haut de mes presque trente-six ans, j’avais simplement envie de les exprimer.  De continuer de croire que j’y arriverai.  De sentir que mes larmes ont un sens, elles aussi.  De savoir que je pourrai répondre à mes filles, lorsqu’elles me demandent si nous sommes pauvres, que non seulement nous bénéficions de la richesse de nos coeurs , de nos êtres, de nos potentiels, mais aussi de sa matérialisation dans nos réalités de tous les jours.  Et qu’au moment où l’une d’entre souhaite offrir un cadeau à une personne dans le besoin, je puisse lui répondre: Bonne idée! Allons lui rendre visite et lui offrir un présent.  

J’ai le sentiment que tout être mérite de réaliser ses rêves et qu’il est crucial d’être à l’écoute des enfants – petits, grands et grands-grands (les adultes) -, de la flamme qui nous habite.  De nos magies.  De la vie que tous sont appelés à construire, à faire rayonner.  Moi, je souhaite rencontrer des tonnes de gens, les toucher, parler, échanger, chanter, créer, danser, rire et rire encore.  Entourée de ceux que j’aime, de mon amoureux, de mes enfants.

Et oui, je me sens impatiente, audacieuse, aventureuse.

Je t’ouvre un pan de mes secrets avec la conscience de la chance que j’ai d’être présente, aujourd’hui, et capable de communiquer avec toi.  J’éprouve de la gratitude pour ce fait, pour être en vie, avoir des enfants, pour tous les moments et toutes les personnes qui croisent nos chemins.  J’éprouve de la gratitude pour les expériences difficiles vécues, ce qu’elles continuent de m’enseigner.  Et je suis heureuse de pouvoir le réaliser.

J’ose et je souhaite espérer, finalement, que tous puissent s’exprimer  et se sentir écoutés.  À cette pensée, je me sens émue.

Merci, simplement, d’avoir pris le temps de me lire.

J’observerai les étoiles pour voir, le 24 décembre, si ton chariot brille sur le parcours!

À la tienne, Père Noël

En reconnaissance de la magie que tu portes et partages avec nous.

Isabelle