Les sentiers et la route de mai

by isabellebernierconnexion

 

 

Les sentiers et la route de Mai

Je me demandais, encore, ce qui viendrait après la course.  Samedi avait lieu un événement auquel j’ai participé – le Xtrail de Sutton, entourée d’incroyables et de précieuses comparses.  Dimanche, il s’en déroulait un autre – le marathon d’Ottawa –  auquel de nombreux amis se sont rendus et entre les deux, plusieurs autres sont sortis pour profiter du grand air et de notre soleil printanier.

J’ai toujours considéré chacun de ces moments comme un privilège, puisque nous avons la chance de pouvoir « filer avec le vent », de courir, de marcher, de monter, de descendre et de plonger sans limitations (ou presque).  Cette fois, je me sens aussi sentie profondément émue de savoir que chacune des personnes que je côtoie en entrainement progressait à son rythme, avec la confiance, l’espérance et le désir d’avancer pour arriver au bout, à la ligne d’arrivée.  À chacun sa cadence, à chacune sa façon de faire.  J’en ai eu les larmes aux yeux.

Ces derniers jours ont été, il me semble, des moments doux et forts à la fois dans le passage de la saison entamée.  Il y aura de la fatigue, des raideurs, des sourires et encore des sourires dans les jours à venir.  Et ce qui donne un sens  à tout ça, c’est ce qu’on peut partager avec les autres, ceux et celles qui nous inspirent, les succès, les difficultés, les défis comme les apprentissages auxquels nous faisons face et qui forgent nos expériences de vie.  C’est aussi une opportunité de constater que chacun est unique, différent et pourtant aussi relié à toutes les communautés auxquels il appartient.   Sans oublier  toutes les anecdotes qui, au cours des prochaines semaines, flotteront sur nos lèvres.  Pour le bonheur de ceux et celles qui ont été témoins des avancées, de près ou de loin.  Pour le plaisir de rêver à y retourner ou encore  à s’y rendre pour une première fois.  Pour l’amour de la vie, avec ses hauts et ses bas.

Au-delà des sentiers et des routes parcourus, il s’est produit quelque chose.  Et c’est en étant attentive à ce qu’ont vécu les autres que j’ai constaté à quel point ces expériences nous permettent de grandir, de toutes sortes de façons.  Chaque instant vécu, chaque effort de concentration ou de laisser aller, chaque mouvement nous propulsent vers une ouverture ou une fermeture.  Une inspiration, une expiration.  Une à la suite de l’autre, jusqu’au bout.  Parfois plus rapide, parfois plus lente,  dépendant de nos capacités, de nos choix et de nos besoins.  Mais, dans tous les cas, c’est une victoire, parce qu’on a osé prendre le départ, quel qu’il soit.  Et c’est aussi ce qui rend l’arrivée si précieuse : avoir choisi d’avancer.  Merci, mes amis, d’avoir osé; c’est ce qui nous inspire.  Et, excusez l’orthographe, bravooooooooooooo!