5 Peaks Québec à Coaticook, édition 2017

5 Peaks Québec, Coaticook, édition 2017

Attablée au soleil, en après-midi, alors que les coureurs et la pluie étaient repartis, j’ai rapidement fait le bilan d’une course à laquelle j’ai offert mes yeux, mes mains et ma voix, à défaut d’y investir mes jambes!

Nous étions plusieurs sur le parcours.  Qu’on parle de bénévoles, de coureurs ou de randonneurs, nombreux ont été les piétineurs de sentier ce matin-là.  La pluie n’avait arrêté personne – enfin, c’est ce que je me suis dit – et le départ avait vraisemblablement été pris avec beaucoup d’ardeur, puisque de l’endroit où je me trouvais, une intersection cruciale sur le parcours (j’y reviendrai), accompagnée de mes deux enfants-tonnerre, tous arrivaient en trombe, dans la mesure où il le pouvaient, compte tenu du fait que l’une des premières montées qu’ils venaient de compléter leur demandait de reprendre leur souffle et leur rythme.  Il va sans dire que les degrés de sourire, à ce stade, étaient variables; on pouvait déchiffrer l’effort, la volonté et la détermination dans les visages.  Je n’ai pas beaucoup observé les jambes, puisque je m’efforçais d’encourager et de soutenir le passage de chacun, mais d’expérience, je crois qu’elles étaient plus que sollicitées.  J’irais même jusqu’à dire que certaines d’entre elles frôlaient la raideur reliée à la sollicitation active des muscles en service!

Comme on le dit si bien, après la pluie vient le beau temps.  C’est effectivement ce qui s’est produit dimanche dernier, alors que certains se préparaient peut-être à courir sous une pluie diluvienne pour une dizaine ou encore une vingtaine de kilomètres.  Lorsqu’on court et que la chaleur nous envahit, la pluie est salvatrice – elle nous sauve!  Lorsqu’on encourage les coureurs, elle nous rappelle qu’il ne fait pas toujours chaud et qu’il peut être bon de faire semblant de courir un peu nous aussi pour activer le potentiel de chaleur.  On parle ici de patience…et d’admiration pour ceux et celles qui sont en plein élan.

Enfin, être la fille de la première intersection en forêt, celle qui pouvait porter à confusion, permet aussi de faire de son statut de bénévole un job à risque.  J’aime autant prendre des risques qu’être ébouriffée…et ce n’est pas peu dire!  En l’occurrence, j’ai accidentellement conduit cinq participants à compléter un parcours inédit : le 8 km (je m’en excuse à Joel, entre autres!).  J’en ai été remuée pendant un moment – voir la photo ci-bas -, puis me suis rappelée à l’ordre en entendant les enfants se chamailler au loin, entourés de randonneurs, de chiens et enfin, de soleil!  J’ai même félicité un participant pour avoir complété sa deuxième boucle (la deuxième boucle du deuxième tour), lequel a utilisé son souffle pour me mentionner que c’était, en fait, la quatrième.  Il avait raison : je n’avais pas mis de dossard, en ce dimanche matin, mais je savais bien que la demande en énergie était grandissante, de boucle en boucle.  Ils avaient de quoi être fiers.  Pour certains, le nombre de kilomètres représentait un grand défi.  Pour d’autres, il pouvait s’agir du dénivelé, de la vitesse de croisière, de l’efficacité ou simplement de courir en sentier, entre roches et racines.  Une aventure dans la grosse et la belle Nature!

J’en retiens, comme à chacune des courses auxquelles je me suis présentée, qu’il s’agisse d’aider ou de courir tout court, que le ressenti et la confiance sont toujours au rendez-vous.  Suivre les indications tout en prenant le temps de ressentir ce que l’instinct nous dit, faire confiance à ses pieds, au mouvement, à notre capacité à nous poser et à bondir là où il le faut.  J’ai peut-être fait erreur, dimanche matin, parce que j’ai eu les pieds posés au sol trop longtemps…! Mea Culpa

Bravo à tous les coureurs (en nombre record pour cette édition), aux organisateurs (Luc, Anne et ceux que j’oublierais), à l’équipe des bénévoles (ma gang du jour) et aux enfants qui sont venus donner un coup de main (Izna , Arielle, Misha, le bébé chien et ceux que je n’ai pas croisés) : une troupe en or!

 

Crédit photo: Izna Audy Bernier

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