122 km pour le Tour du Lac Memphrémagog

Crédit photo: François Martin et Five Peaks Québec

Préambule

Ces jours-ci et les semaines qui suivront seront peuplés de d’événements de course, qu’il s’agisse de course en sentier ou de course sur route.  C’est la saison où les défis annuels prennent l’élan sur les pieds de ceux et de celles qui se sont donné comme objectif un trajet spécifique et, peut-être, un temps au chrono.  Pendant que j’écris, certains de mes amis courent.  Ils mettent leur corps à l’épreuve, tout autant que leur tête – et tout ce qu’elle contient comme capacité mentale – sur la sellette. Je les admire.  Comme j’admire chaque être qui ose avancer et faire le choix d’aller toucher un peu de ces rêves qui foisonnent, peu importe le type d’intérêt, de passion ou de domaine.

On dit souvent que la peur et l’amour sont les principaux moteurs de l’activité humaine, de nos croyances, de nos routines.  Outre nos capacités biomécaniques, il s’en passe beaucoup, dans le corps.  On se conditionne, on se motive ou on se déprime, les uns les autres, par exemple.  On peut tenir la barre de sa vie et se sentir mort de trouille (“avoir la chienne“, pour les intimes/les intenses). Ou, inversement, pas du tout.  Et, quand on ressent la peur, quand on “prend le bateau” et qu’on avance, il se produit quelque chose de bien particulier.  On peut appeler ça un petit miracle si on veut, mais il reste que, dépassé le stade de la crise d’anxiété ou de la probable attaque de panique (j’exagère à peine), il y a l’endorphine.  Et c’est saisissant.  Au-delà de tout ce qu’on peut vivre entre les deux, le sourire et la lumière dans les yeux des gens plongés dans cette aventure est à couper le souffle.  À tout coup.

Ça fait partie de ce que je retiens, de la passion, de l’amour.  Je pense que c’est ce qui inspire tellement de gens à sortir, à se mettre en mouvement, à se fixer des objectifs.  Et c’est ce qui me donne envie de bouger, encore et encore.  De courir la planète tout entière, littéralement. Pourtant, j’ai encore peur, à peu près à tous les jours.  Et là je pense à toi, qui est entrain de courir en forêt, à toi qui t’entraîne pour ton marathon, à toi qui surfe la vague sur ta planche, à toi qui rame pour toucher le soleil, à toi qui grimpe jusqu’au ciel, à toi qui parle, à toi qui roule, à toi qui nage, à toi qui marche, à toi qui médite aussi.  Et je me dis: on a un coeur qui bat.  Juste ça, c’est tout un cadeau!

Le défi

Pas besoin de lunettes pour t’imaginer que je réfléchis beaucoup.  On m’a souvent dit que je me posais trop de questions. Je l’accorde.  Bouger fait partie de ce qui me permet de mettre l’interrupteur à off.  D’être là, juste là.  Pleinement.

C’est comme ça qu’est arrivée l’idée de courir 122km.  Je n’ai pas toujours les mots pour exprimer ce que je ressens, ce qui vient, ce qui reste collé sur mon coeur (la petite crotte, comme certains l’appellent) ou ce qui se remue dans mes réflexions.  Courir fait circuler, au-dedans et au-dehors.  Et je pense que c’est le propre de nombreuses disciplines, outre l’amour et la passion pour lesquels on les pratique.  On élague, on fait le ménage, on se concentre sur le moment, sur tout ce qu’on peut y donner, sur ce qu’on est, sur ce qui vibre, complètement, à partir de soi.  Ça tient du dépassement, à des degrés variables.  Ça réaligne.  Ça transforme aussi.  J’en avais envie, depuis, longtemps, mais j’avais peur.

So what?  Samedi, 3:20.  Je n’arrive plus à dormir.  L’atmosphère est calme. Je pense à toi, Izna et à toi aussi, Arielle, vous qui dormez paisiblement chez papa.  Je pense à tout ce que je ne veux pas oublier, au trajet et à mes amis qui m’attendront à différents endroits, en cours de route.  Nous nous sommes bien préparés et pourtant, là, chez moi, je me demande encore si je suis prête.  Vraiment prête pour l’étape d’aujourd’hui: courir 122 kilomètres de route et de gravier.

Les minutes passent et je n’arrive pas à me rendormir.  J’ai l’impression de ressentir la présence de tous ces gens à qui j’ai parlé de ce projet, de cet objectif, de ce qu’il représente.  Le rendez-vous est prévu pour 4:40.  J’ai rendez-vous avec mon équipe, mais aussi avec moi-même, avec Émilie et Jean-François, ma soeur et mon frère, qui se trouvent peut-être quelque part, comme un satellite, autour de la Terre (lire: ils sont décédés).  Je me suis promis que cette journée en serait une pour leur rendre hommage, pour leur dire au revoir, pour passer le flambeau à mes cocottes, à la jeunesse au sens large. Le temps passe vite.  Comme à l’habitude, j’ai quelques minutes de retard.  Je me précipite dans la voiture et je roule jusqu’au point de départ, en l’occurrence, l’École secondaire La Ruche, à Magog.

À 4:50, ce matin-là, il fait déjà bien chaud.  Veronic, Luc et moi fignolons les derniers détails, incluant le fait de mettre mes souliers et d’enregistrer la petite vidéo qui me fera sourire.  Je nage dans la gratitude: leur présence est un gigantesque cadeau! Au menu: un trajet qui monte et qui descend, où s’étalent des paysages bucoliques, la lumière, quatorze points de contrôle (établis pour la course à relais de la fin septembre), de nombreux coins pipi et autres possibles (il peut paraître curieux de le nommer, mais, dans un projet comme celui-là, c’est capital), sans oublier l’humidité.  Je n’ai pas beaucoup dormi, je sais que mon corps se sent fatigué de sa grosse semaine de travail et de réflexion, mais je ne le perçois plus.  À 5:10, je suis une boule de fébrilité.  À 5:15, le départ est donné.

Extrait vidéo: crédit Luc Desautels

En matinée

Veronic m’accompagne à vélo et Luc nous rejoindra, en chemin, pour prendre le relais de Vero.  Le temps est bon et l’aube, sa tranquillité, me font un effet quasi  magique.  J’aime sentir l’air sur ma peau, redécouvrir la route à chaque instant et prendre le temps d’écouter la nature.  La ville dort encore.  L’esprit paisible de ce premier bout de route nous suivra pendant pratiquement toute la journée.  Je lève mon chapeau à Vero qui, du haut de son vélo, monte la côte Southières, en grande partie, tout en parlant.  Le chemin des Père nous accueille avec un soleil qui commence à se lever.  Au PC 1, Anne nous attend.  Elle nous accompagne pour les trois prochains relais (PC 2,3 et 4).  Luc roule à vélo, Vero conduit le camion.  La roue tourne et le soleil nous sourit toujours.  Anne redécouvre des paysages qu’elle apprécie beaucoup et moi, j’ai le plaisir d’écouter et de sourire à tout ce qui se dit, à ce qui se pense, ici et là.  Ces moments sont précieux.  Et même lorsque les pentes sont raides, on se tient les coudes, comme on dit.  Près du PC 4, Michel et Jocelyne apparaissent – je ne m’y attendais pas.  L’impression d’être si bien entourée et le plaisir de voir tous ces sourires réchauffent le coeur.  Mes orteils, par contre, me crient à l’aide.  Je me permet alors de changer de paire de chaussures.  Je pense à mes deux cocottes, probablement réveillées maintenant.  Et je me dis que je les aime, plus que tout.

La matinée en sera une remplie d’instants uniques et de nombreux arrêts aux toilettes, chose qui, heureusement, se corrigera en après-midi.  Je ne m’étendrai pas sur le sujet, mais, en tant que femme, gérer certains besoins primaires, mensuellement, peut aussi représenter un défi en course.  L’approche du poste de douanes (frontière américaine) et l’apparition de nombreux papillons Monarque ont finalement eu, je crois, raison du stress, du petit trémolo intérieur.  Pourquoi les Monarques? Parce que je les ai croisés comme si on me faisait un signe.  Comme si mon frère était là, dans cette nature.  C’est un symbole qu’on lui avait associé. Curieusement, les Monarques nous ont côtoyés pendant toute la section qui mène au premier poste de douanes.  Rendu là, je crois qu’ils se sont dit qu’il faisait trop chaud!  Luc en vélo et moi, escortés par Vero en camion, avons pris la file des voitures pour attendre le passage.  J’en ai profité et me suis permis de m’étirer sur place.  C’était cuisant.  Notre tour venu, nous avons été reçus par le douanier avec le sourire.  C’était tout simple: tirade sur Forest Gump, allusion aux Iron Man (pas du tout dans ma ligne de mire), quelques rires et de beaux souhaits pour la journée nous ont propulsés de l’autre côté de la frontière, aux États-Unis.

Crédit photo: Veronic Larocque

De l’autre côté

Avec la chaleur, le besoin de boire était grand.  Luc et Veronic me l’ont souvent rappelé, ce qui m’a sauvé de nombreuses crampes.  Enthousiastes, nous nous sommes même permis de nous rajouter quelques kilomètres  – et de la côte – en oubliant de bifurquer sur la rue qui allait nous mener au prochain point de contrôle!  Après avoir fait demi-tour,  nous avons croisé la ferme Chaput que de nombreux coureurs, pendant la course à relais, voient approcher, je crois, comme un point névralgique de soulagement.  Parce qu’à ce stade, il fait habituellement vraiment chaud.  Notre journée n’y fait pas exception.  On continue d’avancer avec une certaine excitation, comme la ville de Newport approche.  Newport, en bordure de l’eau.  Newport, là où on prendra la piste cyclable qui mène au poste de douanes de Bee Bee/Stanstead.  Je ne vois alors plus de papillons, mais les sauterelles abondent.  Je me dis que c’est une belle coïncidence et je décide que c’est probablement le symbole associé à ma soeur.  Il est possible que ma mère ne considère pas cet insecte comme un signe très poétique, mais, ici, maintenant, il semble prendre tout son sens pour moi.  Et je me dis que les sauterelles sont magnifiques.

Après un moment d’hésitation quant au trajet, Luc ayant hélé une conductrice du coin pour se renseigner, nous nous dirigeons vers l’embouchure de la piste cyclable en question.  Au même moment, on peut voir passer le camion que Vero conduit, au loin, et réaliser qu’elle bifurque au mauvais endroit.  C’est la panique!

Notre entrée sur le parcours des vélos se fait donc à grands renforts de prières, de textos et de tentatives de messages vocaux perturbés par les absences de réseau.  On tente de communiquer.  C’est difficile.  Et moi je ralentis.  Je marche pendant une minute ou deux, en écoutant la conversation.  La cadence reprend tranquillement et on se rend compte que je n’ai pas assez mangé.  Hypoglycémie.  J’accepte un tube de miel sur les conseils de Vero, au bout du fil, malgré la peur d’avoir envie de vomir.  J’ai encore eu peur.  Résultat: je crois que j’ai passé le reste de la journée à remercier toutes les abeilles de la Terre, à vénérer mes amis et à sourire parce que je pouvais courir plus vite.  Au final, c’était très positif, puisque nous avons atteint le deuxième poste de douanes en observant, au loin, Veronic, qui avait réussi à nous rejoindre, accompagnée de Carmen, Alain, Chantale et son amie, Jocelyne et Michel.  En attendant notre passage, je pouvais voir Carmen, entrain d’installer le tapis de yoga au pied d’un arbre.  Je savais qu’elle allait me demander de m’installer au sol, les jambes appuyées sur l’arbre.  Plus tôt, je m’étais dit que je n’en n’aurais pas besoin.  Mais là, après quelque 85 kilomètres, j’avoue que l’idée était tentante.

Dans la file d’attente, Luc plaisante encore.  J’en retiens que c’est aussi important que de boire et de manger, quand on entreprend un défi.  Le douanier, cette-fois ci, semble Français.  Il nous parle de son ami, qui s’amuse à courir tous les cols de France, pour le plaisir.  C’est quand même rafraîchissant et assez rapide.  La joie se fait sentir à franchir enfin la douane, après avoir assisté à la fouille de plusieurs véhicules, localisés devant nous, dans la file.

Stanstead.  L’après-midi avance.  Je cède et je m’allonge, les pieds dans les airs.  Carmen me “répare” les jambes pendant que je respire comme un chameau.  Le massage sportif est très souffrant, mais c’est aussi une bénédiction.  Je me ravitaille, change de camisole et on repart.  Je suis accompagnée par Alain à pied et Jocelyne à vélo.  J’ai l’impression d’avoir des ailes.  Je louange Carmen et mon autre amie Ann, qui pense à nous, de chez elle.  Mes jambes ne sont plus lourdes et, malgré la chaleur, j’accélère progressivement le rythme.  Je sais qu’il fait encore très chaud parce que le visage d’Alain est vraiment rouge!  Le parcours qu’il a choisi de courir avec moi est celui qui mène jusqu’à Bleu Lavande et qui se poursuit, pour arriver au PC 12, près de la maison de la Sorcière, à Fitch Bay.  Dans le stationnement de Bleu Lavande, Michel et Carmen nous saluent.  Carmen prend le relais d’Alain, qui termine honorablement son bout de chemin.  Et c’est reparti, sourire aux lèvres, pour une belle descente.

Crédit photo: Michel Lachance

L’arrivée au point de rencontre de Fitch Bay se fait dans l’émoi.  On approche.  La prochaine section est assez corsée et Michel s’est donné le mandat de courir avec moi à partir de ce point jusqu’à la fin du parcours.  Je me sens émue.  La présence de chacun, le coeur grand ouvert, me remue.  Je sais que je me sens fatiguée, mais j’avance avec fluidité…enfin, c’est l’impression que j’en ai.  Le rythme est bon et la fin de la journée nous porte de côte en côte en nous présentant une nature et des villages toujours aussi beaux.  Luc roule à vélo.  Il me semble curieux d’en être déjà rendue(s) là.  La villégiature semble appeler les célébrations de fin d’été.  En une trentaine de kilomètres, nous avons bien dû croiser cinq fêtes, données à grands renforts de musique et de rires.  Passer au travers d’un party, c’est comme danser en courant.  Un petit boost de plus.  J’ai soudainement l’impression que le poste de pompiers du PC 13 se trouve bien loin.  Et, dans la surprise (je ne reconnais pas trop le parcours à ce moment-là), on y arrive.  Tout le monde est là.  Il est temps de mettre les dossards avec réflecteurs et les lampes frontales.  Tout me semble bien particulier.  On va y arriver.  Pour de vrai.  Je pense aux enfants, à mes filles aussi, Izna et Arielle.  J’aimerais bien qu’elles y soient.  Veronic et Carmen sont à vélo et nous reprenons la route.  La fébrilité monte.  Les larmes aussi.  Ma lampe frontale ne fonctionne à peu près pas, mais, à ce stade, j’ai l’impression que tout est éclairé partout.  Outre la senteur de hamburgers, le Mc Donald’s, au coin du centre de Magog, dégage un air de fête lui aussi.  Il ne reste plus que quelques kilomètres à franchir.  Je croyais qu’à cet endroit, je n’en pourrais plus de rêver à mon popsicle, mais, tout ce qui me vient, c’est: “on y est.  Vraiment.  Aujourd’hui”.  J’y pense depuis un bon trois ans et c’est maintenant que ça se passe. OMG!

Crédit photo: Jocelyne, Alain ou Carmen

Presque, presque…

C’est la fête au centre-ville aussi.  Moi, je cours avec Michel.  J’ai l’impression que ma peau est un voile et que je suis hier, aujourd’hui et demain en même temps.  Un feeling difficile à décrire.  J’ai les yeux dans l’eau et le sourire aux lèvres.   Est-ce que ça fait partie de l’effet que fait un pèlerinage pour celui qui l’entreprend?  Je n’en n’ai aucune idée, mais je me dis que ça doit être ça.  On croise la microbrasserie, puis on bifurque à gauche, sur le plat de la piste cyclable, à la Pointe Merry.  Il fait tout allumé partout.  Les marcheurs sont nombreux.  L’horloge (monument) et le feu de circulation du dernier 2,2 km approchent.  J’entends des applaudissements.  Je me dis alors que les marcheurs sont bien zélés.  Et puis je vois Anne, Luc, Dominic, Jocelyne, Alain, Robert et plusieurs autres amis, collègues et coureurs qui tapent des mains de plus en plus fort à notre approche.  Ce moment-là, je ne l’avais pas anticipé.

J’ai envie de fondre, d’émotion, de gratitude aussi.  Comme on le fait lors de la course du Relais, les derniers km sont parcourus en groupe, avec le bagage de toute une journée, remplie d’expériences et d’apprentissages.  Je parle peu, comme si j’avais peur – encore – que mes larmes ne coulent.  Et je te confie qu’il faudra que je me retrouve seule devant ma cuisinière (mon fourneau), après une incroyable nuit de sommeil, pour que ça se produise.

L’arrivée à l’École secondaire La Ruche se fait dans ce vent de sensations et je m’arrête, avec les amis, en haut de la montée, juste devant les portes de l’école.  Outre l’envie de pleurer (et de ne pas le faire), je me laisse porter par tout ce qui défile dans ma tête: mes enfants, à qui je pense très fort, toutes les portions de route, l’envie prenante de refaire ce trajet, tous ceux et celles qui sont sur place, à cet instant ou qui ont été là au cours de ces dernières années, les millions de merci que j’ai envie de distribuer ad vitam eternam.  Je n’ai encore jamais été très fortunée, matériellement parlant, mais ce que je ressens à ce moment-là vaut réellement une véritable fortune.  J’aurai éventuellement besoin de m’asseoir et de me couvrir, mais à ce moment, je me sens enflammée.  On est en vie.  Sur nos deux jambes, un verre, une bouteille ou une canette à la main et on s’entend, on s’écoute avec le sourire.  Il y a, dans chaque seconde, quelque chose de miraculeux.  C’est encore ce qui me tient.

Ce qui me donne envie de recommencer.

Ce qui fait de la vie le plus grand cadeau que l’on puisse choisir d’accueillir, même quand c’est difficile.

Je t’aime.

 

Un merci tout spécial et de taille astronomique à Veronic Larocque et à Luc Desautels, mon équipe de choc.  À Jocelyne, Carmen, Anne, Ann, Michel, Alain, Jonathan (pour avoir pris soin des cocottes), Chantale, Richard et leur Belle amie.  Merci encore à tous ceux et celles qui ont croisé notre route en ce 25 août, à ceux et celles qui nous ont accueillis à Magog. 

Merci à Monsieur Trudeau, du Reflet du Lac et à chacun qui contribuant, d’année en année, à amasser des fonds pour la Fondation Christian Vachon, à l’occasion du Relais Memphrémagog.  

Pour certains, ce projet en est un tout petit.  Pour d’autres, il est énorme.  Je crois que ce qui compte, c’est l’expérience.  Et le fait que cette expérience conduise à d’autres expériences.  C’est ce qui nous donne envie de respirer, toujours, chaque jour. Et c’est ce qui nous permet de nous inspirer les uns des autres. Les uns avec les autres.

À tout bientôt,

Isabelle