Le sens de la vague – When the Wave Sprinkles it up

by isabellebernierconnexion

Le sens de la vague

(English version below)

Crédit photo: Relais Memphrémagog (2018)

Oui, oui, je sais, tout est congelé dehors.  C’est une métaphore presque poétique!

Quand on s’embarque dans une routine qui parle d’activité physique, d’entraînement, de santé et de bien-être, on croise des vagues.  Des vagues et des mouvements qui proposent toutes sortes de techniques, de soins et de rituels.  Les courants portent ceux et celles qui se sentent interpellés.  Il faut l’avouer: les choix sont nombreux et, plus que jamais, la diversité nous permet – ou pas – d’en faire un ou plusieurs qui se veulent éclairés.  On peut être végétarien, végétalien (vegan), crudivore, keto (cétogène), paléo ou omnivore.  On peut s’y tenir à temps plein ou encore y aller en format ”présence partagée”, voire pratique occasionnelle/circonstancielle.

La magie de l’internet et les réseaux sociaux propulsent les informations, les idées et les conseils à une vitesse ahurissante.  On peut tout essayer avec avidité.  Et, peut-être, s’en lasser aussi rapidement.  Puis, à un certain moment, y tenir, connecter avec des gens, des groupes et des réseaux qui nous inspirent.  Qu’on le vive de façon assidue, qu’on en fasse sa réalité, qu’on se sente obsédé par cette recherche de la meilleure approche sont des possibilités qui planent dans l’air.  Dans tous les cas, il est possible de bénéficier d’une expérience et d’en apprendre quelque chose.

Aussi, chaque personne étant unique, la différence crée mille et une opportunités, comme autant de styles de vie à adopter.  De la même façon, on se relaye les uns les autres, en s’inspirant de ce qui se pratique et qui se fait pour trouver ce qui pourrait nous convenir.  Ce qui vibre pour soi.

Tu veux devenir végétalien?  Vas-y!  T’as envie de manger un hamburger?  Vas-y!  Tu te prépare à cuisiner et à savourer un bon tempeh, une salade d’algues et des caramboles? Wow!  Au-delà des contraintes, des interdits et des idées qui ne plairont pas à tout le monde, je crois que ce qui s’avère primordial, c’est le fait de s’écouter.  Se renseigner aussi, bien entendu.  Établir ses objectifs.  Créer son plan.  Et, incontestablement, ressentir.  Et, encore, s’écouter.

Ça doit être ça, le secret. On ne fonctionne pas tous de la même façon. On n’a pas tous le même regard sur la vie.  Parfois on se déplace en meute, parfois seul.  On suit le troupeau ou on ouvre la route.  On attend ou on continue.  Etc.  Dans tous les cas, on s’inspire et c’est normal; on apprend, en grande partie, par imitation, en observant et en essayant.  Mais il n’y a qu’un toi, qu’un moi, qu’un lui et qu’un elle.  Et ça se répète, à l’infini, avec toutes nos similitudes et toutes nos différences.  C’est ce qui fait que ce que je choisis de goûter, de faire, de savourer, de planifier ne sera pas nécessairement ce que tu choisiras, toi.  Et c’est OK.  C’est comme ça qu’on crée une toile, un beau paysage, une foule qui grouille.  C’est comme ça qu’on se retrouve, de l’intérieur, puis les uns avec les autres.

Et qu’on grandit.

Et qu’on se discipline.

Et qu’on fait des folies.

Et qu’on s’embarque dans des projets, qui, parfois, peuvent sembler demander un brin de folie ou d’inconscience.

Mais si on ne le faisait pas, qui le ferait?  Et s’il ne s’agissait pas de maintenant, ce serait quand?

Peut-être ne trouveras-tu pas de carton ou d’étiquette qui parle de cette approche que tu as envie d’expérimenter.  Il n’existe, possiblement, pas encore de statistiques pour ce que tu t’apprêtes à entreprendre.  So what?  ”Oui, mais, ça fait weird…” Il y a toujours quelque chose ou quelqu’un qui soit weird, étrange ou indescriptible pour quelqu’un d’autre.  C’est la vie.  Ça ne veut pas dire que le plan n’est pas bon, que tu n’as pas le droit de manger ce que tu veux ou qu’un morceau de chocolat est radioactif.  Il faut simplement le gérer.  Et aimer ça.

Après, le sens qu’on lui donne, c’est bien personnel.  Comme la motivation, d’ailleurs.  On ne peut pas toujours tout expliquer.  Par contre, on peut y croire.  Moi, c’est un peu ça qui me guide. Il y a des choses que je fais et d’autres que je ne fais pas.  Je mange certains trucs alors que d’autres, pas du tout.  J’oublie souvent de me laisser aller.  J’écris peut-être parfois un peu trop.  Et je suis complètement folle de ce qui parle de plein air, de nature, de course, de montagne et de plans d’eau.  J’ai une famille aussi.  Un autre morceau de mon coeur.  On se lance la ”pock”.  Il arrive que j’aie besoin de passer par la bande.  Généralement, ça finit par fonctionner.  Le plan existe; il est organique; je le travaille, à ma façon.

Chaotique?

C’est un modèle comme un autre.

Il suffit de l’adapter. Ou de l’adopter, dira-t-on…

Parce que, desfois, moi, j’aime ça manger un hamburger.  Avec extras.

Toi, qu’est-ce que t’en penses?

Crédit photo: Bernice Payer-Poitras

When the wave sprinkles it up

Yes, I know, everything is frozen out there.  It’s a metaphor, flavored with a little bit of poetry.

When we get on board, ready to handle a routine rolling around sports, training, health and well-being, waves sometimes happen to cross our way.  Waves and movements offering all sorts of techniques, caring opportunities and rituals.  The flow moves those who feel called to do so.  We can testify: choices are legion and, more than ever, diversity allows us – or not – to pick one or many, hoping they will light our way.  We can go on and live as a vegetarian, vegan, raw foods diet, keto, meat only or omnivore.  We can go for it part time or make it a 24 hours commitment, or else, like occasionally/exceptionally.

Internet’s magic and social medias speed it up: they propel informations, ideas and advices at an amazing rate.  We can sort of try everything with eagerness. And, maybe, get weary and bored very quickly.  As well as we could hold on to it, connect with people, groups and inspiring networks.  Whether we fully experience it, make it our own, feel obsessed, somehow, by a desire to find the best trend are possibilities flying around us.  All cases considered, it is and remains possible to benefit from such an experience and to learn from it.  

Going with this, everyone being a unique individual, difference appears to create thousands of opportunities as well as tons of lifestyles to glue to.  In the same way, we take over one from another, gathering ideas among those practices to find what could fit us.  What could thrill us.

Are you thinking about going vegan? Go for it!  Are you considering having a hamburger?  Let’s go and enjoy!  Are you getting ready to cook a nice tempeh recipe, a seaweed salad and caroms?  Awesome!  Beyond restrictions, taboos and ideas that might not please everyone, I think what remains essential is to listen to ourselves.  Make sure to gather the proper information too.  Set our goals.  Create our calendar, our plan.  And, most of all, feel…to finally, get back to listening.

It must be, somehow, the way to do it.  We’re not all going with our plans and routines in the same exact way.  We’re not having the same pair of lenses to look at our lives.  Sometimes, we move in a pack.  Sometimes we move all alone.  We might follow the herd or walk to track our very own path.  We might wait or keep going.  Etc.  Whichever choice is made, we get inspired and it goes with the rest of our routines.  We tend to learn, big time, by imitating, by observing others.  It eventually comes to the fact that there is only one sample of each: me, him, her.  And it keeps repeating itself, on and on, including our similarities and our differences.  That’s also or maybe what makes me choose to taste, to do, to enjoy, to plan different items than you would choose for yourself.  And that’s OK. That’s how we create a piece of art, a great landscape, an animated crowd.  That’s how we can get back to ourselves, from our inner world, to get, after, one to another.

That’s how we grow.

That’s how we act with discipline.

That’s how we act crazy sometimes too.

And that’s how we get on projects asking ourselves a little bit of that crazyness as much as, punctually, unconsciousness.

But if we couldn’t afford to do it, who could?  And if it wasn’t about now, when would it be?

You might not find a box or a label with specifications about what you wish to experiment.  There is possibly not statistics yet regarding what you’re about to undertake. So what?  ”Right, but it looks weird…”There will always be someone or something responding to the weirdos status in someone else’s eye.  That’s what we call life.  It doesn’t mean that a plan is messy or bad, neither can’t you eat what you want or that a chocolate chunk is radioactive.  Overall, it tells you to learn to manage your business; it’s up to you.  And it needs you to love it.

Afterwards, the meaning we tag to it is a really personal one.  Same for motivation.  We cannot always explain everything.  But we can believe in it.  Personally, I recall it as a part of a guidance.  There are some things that I do, while others, absolutely not.  Like some foods I dare to eat, as others, not at all.  I often forget to let go.  I sometimes write too much.  And I’m completely crazy about outdoors, nature, running, mountains and bodies of water. My family also has a huge piece of my heart.  We hit and throw each other the ball.  Sometimes, I need to cross over the lines.  Generally, it gets to work for us.  There is an existing plan; it has a life on its own, I’m working it…my way.

Chaotic?

Well, it’s a way; could be another.

It just needs to be drawn to fit.  Or adopted…

Because, sometimes, I enjoy – and love – to go for a burger.  With extras.

What is it to you?

What is it for you?