Quand le regard va loin – Long Distance Sight

by isabellebernierconnexion

Si tu cours, prends le temps de lire ces mots avec la lunette d’un coureur.  

Si tu marches, fais-en de même avec l’esprit du marcheur.

Si tu ne te sens pas sportif, abordes-le avec l’idée de tes occupations en tête.

Et enfin, si tu pratiques d’autres disciplines, apposes-y en le sceau au cours de ta lecture.

Ces pensées s’appliquent en de multiples contextes, chacune à leur façon.

 

Quand le regard va loin

(English version below)

Ce qu’on fait, ce qu’on partage et parfois même ce que l’on croit garder pour soi peuvent avoir une portée.  On sous-estime souvent l’ampleur et la résonance que peuvent avoir nos actes, nos gestes…ce que nous sommes et que nous présentons au Monde.

J’ai vu passer, dans les derniers jours, de nombreux jeunes et moins jeunes qui ont, chacun à leur façon, relevé un défi.  J’en ai entendu parler dans l’actualité, dans le nid de mes lectures, par le biais de mes collègues, de mes élèves, de mes enfants.  À la course comme à la vie, la Terre tremble, souvent, de joie, d’amour et de peur.  De sourires, de fatigue, d’excitation, de tristesse et de colère.  C’est l’encore dont on s’imprègne et qui marque nos réalités, ici et là.

La saison de course est entamée et elle te porte, elle me porte, elle nous transporte vers l’été.  J’ai toujours ce frisson, un peu fébrile, à l’approche de nouveaux défis.  Je me sens fatiguée en ce moment et pourtant, je me plais à penser à tous ces chemins qu’il est possible de tracer en forêt, en bordure de sentier et sur le long des routes, quelquefois.  Parce qu’on évolue dans un espace diversifié.  Parce qu’il y a tellement de couleurs et de possibilités qu’une journée semble bien courte pour explorer tout ce que le paysage peut offrir.  Des points de vue, des plans, des cachettes, des soubresauts saisonniers, des airs de paix et de tumulte qui s’entremêlent aux différentes heures de la journée.

Il y a toujours de quoi s’activer.  Comme ces espaces où l’on a l’opportunité de choisir de se poser.

En courant

En marchant

En créant

En parlant

Ou en silence

En devenant celui ou celle que l’on choisit d’incarner

C’est à toi de choisir; tes enjeux, tes défis, tes apports, ce que tu donnes et ce que tu reçois.  Tu es celui qui trace, qui voit, le vecteur, le noyau.  Même quand la fatigue t’emporte.  Même quand la tête se fait lourde.  Quand tu doutes.  Quand tu t’émerveilles aussi, ici et là.  Que ça dure deux secondes, deux minutes ou deux mois, c’est à prendre.  Parce que ça fait bouger les choses.  Parce que tu déplaces de l’air.  Parce que tu vas y arriver.  Un jour ou l’autre.  Go!

 

Courir en forêt

Avoir quelqu’un devant ou derrière soi, ne pas toujours savoir où l’on en est,

Partager un sentier, une mince piste, un air de saison en sentant parfois que le souffle se fait court,

Trouver le pont, le point, le vide en naviguant dans ses pensées et refaire le point, le pont, le vide en rencontrant d’autres coureurs,

Aller de l’avant parce que c’est ce que l’on peut faire de mieux, même quand on se sent un peu perdu,

Trouver les ressources pour continuer quand on a l’impression qu’on pourrait abandonner,

Se rappeler qu’il y a toujours, quelque part, un ravitaillement, un petit coin pour prendre une pause, pour souffler autrement, juste un peu,

Qu’il y aura aussi, quelque part, une source d’eau ou une douche ou une fluidité, dans la progression, à la fin du trajet ou encore un peu plus loin,

Qu’il n’y a jamais qu’une seule façon de gravir les montagnes, qu’elles soient physiquement présentes ou alors créées par notre pensée, en regard de ce que l’on vit, de ce qui nous attend,

Se souvenir enfin que, même s’il y a des cut off, on peut toujours faire son bout, comme on dit.

Il y en  aura toujours d’autres en avant, au même endroit, sur un terrain semblable, et en arrière.  Même quand on ne s’en rend pas compte.  Toi, t’es là, quelque part, l’autre aussi, comme moi d’ailleurs.

Il nous arrive de penser qu’on est seul.  Ça peut être vrai.  Pourtant, on finit toujours par croiser quelqu’un, qu’il s’agisse de son ombre, de son pas, de son regard, de son rythme et du son qui l’accompagne.  Il faut juste tendre l’oreille et ouvrir les yeux.  Particulièrement quand on court à perdre haleine ou qu’on est à l’arrêt.  Deux états.  Deux esprits.  Un équilibre.  Un

 

Un

C’est ce Un-là que tu partages.  Tout le temps.

Toi, tu m’as inspiré quand je t’ai vu courir.

Toi, tu m’as fait sourire quand je t’ai vu te dépasser.

Toi, tu m’as émue quand tu as exprimé quelque chose dans tes mots.

Toi, tu m’as fait réfléchir en interpellant la masse.

Toi, tu m’as tiré de mon sommeil.

Toi, je t’ai suivi, pour trouver ma piste.

Mon sentier, ma trail. 

Ce lieux-là

Celui où le regard fini par aller loin.

Tout près d’ici

Game On

Un merci tout spécial à ceux et à celles qui me remuent, jour après jour.  Aux petits et aux grands, aux élèves, aux parents, aux personnalités publiques et aux personnalités discrètes qui ont un impact, toujours, de près ou de loin.

Merci à ceux qui m’encouragent et me soutiennent.  À ceux qui ont contribué, dernièrement, à ma campagne Makeachamp: Jean-Philippe Turgeon, Véronique Lettre, Carmen Archambault, Alain Lambert, et certains membres de ma famille.

Pour participer à ma campagne Makeachamp:  https://makeachamp.com/fr/isabellebernier

 

Équipe

 Long Distance Sight

(…To follow in few hours!)

If your run, take some time to read these words with a runner’s lense.

If you walk, do it the same way with a walker’s state of mind.

If you’re not feeling sporty, take it with your own leisures and activities in mind.  

And, finally, if you’re practicing other disciplines, go for this reading with this spirit.

These thoughts remain valuable in multiple contexts, in their own way.