Journée mondiale de la course à pied

Photo: Relais du Mont Bellevue

J’ai longtemps à la fois trouvé difficile et vraiment aimé courir. Les contradictions font partie de notre humanité et je n’y fait pas exception. Parallèlement, observer le beau, le magnifique sur le même écran que tout ce qui me paraît insensé et inhumain l’illustre bien. Je cours par choix et parce que j’aime cette pratique et pourtant, je sais que l’entraînement et l’événement nous propulsent souvent à même un voyage de douleurs et de souffrances qui s’étalent sur de multiples plans. À quoi ai-je pris l’habitude de penser lorsque je cours en montagne, à trente degrés Celcius, en plein soleil? Au rêve d’une immersion dans un plan d’eau, d’un verre d’eau pétillante et d’un Mr Freeze. À chacun sa gratification, sa promesse…

Les souvenirs me permettent de revisiter certains moments où je m’aventurais sur les routes pour compléter un trajet utilitaire ou rejoindre un amoureux et des amis à des kilomètres et des kilomètres. Je me souviens aussi de ceux qui nous faisaient respirer par la lentille du test de paliers (Léger-Boucher), encore pratiqué en milieu scolaire, de grands moments de doute et d’insécurité quant à ma capacité d’entreprendre ou de compléter un projet, un trajet. Que l’on parle d’enjeux sur les plans de la santé physique, de la santé mentale ou d’autres dimensions de nos réalités, je crois avoir continué de renouer avec la course, au fil des années, parce qu’elle me permettait aussi de me relier à une profondeur, de transposer, de part et d’autres, les apprentissages qui pouvaient en découler.

En ce qui me concerne, la course ne correspond pas à un temps spécifique, même si j’ai bien conscience de sa valeur en fonction des circonstances. M’accrocher au temps, dans la vie comme à la course, ne m’apporte pas satisfaction. J’éprouve un besoin viscéral de me plonger dans l’expérience et de m’y investir complètement pour en retirer les bénéfices. De lâcher prise aussi. Lorsque je navigue dans ma tête et que je pense trop à la montre, lorsque je me concentre sur l’issu alors que je suis en plein travail (en pleine aventure), lorsque je me compare à d’autres, la sensation d’être dissociée de ce qui se passe vraiment prend le dessus. On parle beaucoup de moment présent, mais à mes yeux, il s’agit peut-être ou surtout de se laisser aller à être pleinement conscient. À accueillir. À habiter l’instant de toutes nos fibres.

Certaines journées, certaines semaines m’innondent d’incertitudes et il m’arrive de me demander si j’arriverai à me réveiller, à mettre le pied dehors, à cesser de ressentir le fardeau de stress et de fatigues récurrents. Il m’arrive de me demander si je devrais tout simplement laisser tomber, m’asseoir et méditer, pour de bon. Prendre le rythme de mon char-Bouddha (Satsuki) et m’étirer sans chercher à faire davantage. Il m’est arrivé d’entendre que mon corps n’en pouvait plus. De penser à ma mère, coincée dans son logis, à mon père, qui peine à bouger sans entrave en songeant que je n’avais pas mille ans pour prendre soin de moi. Qu’aucune garantie ne nous était offerte.

Alors j’ai accepté de marcher à nouveau, d’arrêter pour prendre des photos et de m’ouvrir encore à ce qui me permet de me sentir plus habitée. J’ai repris le Qi Gong, le Reiki, la méditation autrement. Un moment à la fois. Cinq ou cinquante minutes, peu importe, mais petit à petit. En transposant cette conscience dans mon expérience de la course. En consultant des collègues, des amis et des gens en soutien, j’ai apposé quelques dates à mon calendrier, les juxtaposant à des objectifs, des projets sportifs, créatifs, de vie. Je n’ai, encore une fois, aucune certitude. Et je repense à cette amie qui m’a demandé, à l’approche d’un nouveau déménagement, si c’était temporaire. Je n’ai pas pu lui répondre clairement, pas plus que toutes les autres fois. En lui disant aurevoir, j’ai enfin réalisé que l’impermanence était un caractère immanent de ma réalité. Aujourd’hui, je cours avec l’impermanence. Aujourd’hui, je me repose avec l’impermanence. Et demain, l’impermanence existera toujours. Peut-être est-ce l’une des seules réelles certitudes. Et encore…

Aujourd’hui, le deux juin, fenêtre de la Journée mondiale de la course à pied, journée d’impermanence. Journée de vie. Journée pour respirer et saluer ce qui nous habite comme ce qui nous entoure. Aujourd’hui, pleinement, à tous les temps.

Jusqu’à tous les demain

Isabelle

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Le trajet parallèle, ouvrage disponible à l’achat

Être femme et être mère

Être femme et être mère pour un instant ou pour toute la vie

Accepter de jouer ce rôle et de devenir celle qui veille sur la vie semble encore auréolé de mystère. Je n’ai pas trouvé les réponses à toutes ces questions qui voyageaient dans ma tête lorsque j’étais en train d’aillaiter mes enfants, lorsque je caressais leurs cheveux, que je frictionnais doucement leurs petits pieds pour les aider à trouver le sommeil, lorsque je les portais, pendant de longues heures, appuyés sur ma poitrine.

Accompagner mes enfants et ceux des autres le long de leur parcours de vie abreuve une source infinie de questionnements, mais aussi de croyances à détricoter et d’autres à faire fleurir.

Effeuiller les journées, puis les nuits pour croire qu’il est possible d’y parvenir et de faire, d’une volute de solutions, des oeuvres immuables. Penser qu’un état, un choix, un lieu ou un acquis peuvent prendre des airs de permanence. Courir au sens littéral comme au sens figuré pour faire du vent, pour faire grandir, parfois pour générer un esprit empreint de vie…autrement. Ralentir, comme on aborde un temps de repos, pour relater les événements qui sont écrits dans les mémoires, pour respirer le parfum du quotidien et prendre dans nos bras ces rêves qui poussent ou qui s’éteignent avec ceux et celles qui nous entourent.

Enraciner

Capter le pouls de nos essoufflements

Retrouver le temps qui n’existait plus, puis, un jour, perdre celui que l’on croyait devenu allié

Être femme, être mère pour un instant ou pour toute la vie

Cultiver le sens quand il est encore endormi en choisissant la confiance

Douter encore parce que c’est dans la nature des choses

Enraciner

Pour un instant comme s’il s’agissait de toute une vie

Puis croiser cet arbre dont les racines ont fuit le sol et qui, pourtant, existe encore parmi les siens.

Enraciné, autrement

Je suis Femme

Je suis Mère

Au creux de la vague, sur la route, en montagne, entre les troncs noueux, de nuages en soleil, de lune en étoiles

Le souffle enraciné

Jusqu’au bout des mondes.

L’oeuvre des pages et des montagnes

Des jours, des semaines, puis des mois pour monter et pour redescendre des abrupts aux aspects variés en éprouvant des sensations tout aussi distinctes. Des jours, des semaines, puis des mois pour accoler des mots sur les pages blanches, prête à danser avec eux. Parallèlement, le petit matin, le jour et l’aurore n’ont de commun que la conscience que je choisis d’y déposer. Comme le vent qui circule, comme l’heure qui tourne et comme ces changements provenant d’une multitudes de choix, j’avance.

Il y a un an, ce monde qui semblait cesser de tourner me promettait une nouvelle façon d’entrevoir le détail autant que l’ensemble. Le temps ne s’était pas arrêté. Il s’était déplacé. Ainsi, j’ai éprouvé l’envie de retrouver son fil et de composer avec lui autrement. Pour hier, pour aujourd’hui et pour demain. À travers ces bouleversements, ces drames et ces petits miracles qui ont eux aussi continué de faire la roue avec la vie, le monde a changé. Et il change toujours.

Quand la roue tourne, se relier au fil, celui du temps, offre une perspective différente. Ce temps que je n’avais pas devenait le trésor garant de la suite. Celui que je tenais à préserver pour mieux respirer. Pour ressentir, autrement, le corps, le coeur et l’esprit. En faisant le choix d’entreprendre un défi, j’en entrevoyais un autre.

Quand la roue tourne, se relier au fil, celui du silence, offre une perspective différente. Ce silence dont le poids me semblait disproportionné, vibrait en tremblement de chair, en migraine, en morceaux de casse-tête qui ne s’assemblaient plus. Ce silence que je voulais briser en faisant le choix de communiquer vraiment, véritablement. Dans l’instant.

Quand la roue tourne, se relier au fil, celui de l’accueil, offre une perspective différente. Ouvrir les pages de mon cahier me permettait de retrouver la sensation de cet accueil qui réchauffe, qui réconforte et qui fait sourire, paisiblement. Entre les mots, entre les histoires, un nouvel espace était rapatrié.

Quand la roue tourne, enfin, se relier au fil, celui du défi, offre une perspective différente. Cet esprit du défi, qui transporte avec lui ses surprises, celles dont on ne sait que nos accords. Dans la foulée, entremêler les pages et les montagnes pour créer le récit d’autres temps, d’autres lieux. Pour apposer mes empreintes auprès de celles du renard, du lièvre, du lynx et du cougar. Faire de cet alliage une alliance propice à rencontrer le jour. À glisser, avec la nuit, entourée d’étoiles, de nuages, de grands vides, mais aussi de pleins qu’aucune crise n’aurait pu éviter, empêcher ou même favoriser. Parce qu’ils ont toujours existé. Parce qu’ils seront encore ici et ailleurs. Parce que c’est de vides en pleins que l’on chemine pour rencontrer l’équilibre. Et pour faire de cet équilibre un silence qui s’ébruite.

Et dans les silences ébruités, les mots reconnaissent la vie. La vie reconnait ses mots. Elle leur donne une force qui les propulse. La propulsion se mue et devient le mouvement, la roue qui tourne. La vie. La galaxie.

Entre les pages et les montagnes, le trajet parallèle prend son sens.

Jusqu’au prochain embranchement. Jusqu’à la prochaine roue.

À son aurore

À son crépuscule

« Play the Long Game »

« Comme la nouvelle année approche et que nos esprits se tournent, inévitablement, vers les résolutions, je me souviens que la plupart d’entre nous surestimons ce que nous pouvons accomplir au cours d’une année. De même, nous sous-estimons ce qu’il nous est possible de réaliser dans le cadre d’une dizaine de ces années. En d’autres mots, play the long game ».

Rich Roll

Je me souviens des cendriers et de la cafetière, toujours pleins. Des silences. Des éclats de voix aussi, ceux qui marquaient les moments de débordement. De la personne qui nous gardait, moi, mon frère et ma soeur, d’un peu trop près. De la voiture, au garage, à l’intérieur de laquelle ma mère tentait de se perdre, plongée dans les vapeurs toxiques.

Je me souviens de détails que j’aurais souvent préféré oublier. Certains m’ont échappé, probablement accrochés au baluchon de mes deux ou trois premières années d’existence…

Avec le temps, la conscience de la fragilité de nos vies m’a heurtée. Je ne m’en faisais pas trop pour la mienne, mais pour celle de mes proches. Voir ma mère, puis mon père tomber. Choisir l’anorexie comme porte de sortie, alors que je n’arrivais pas réellement à exprimer. Faire de l’hypertension et de la colite ulcéreuse des ultimatums en regard d’un besoin de transformation. Entendre, au téléphone, que mon frère, puis ma soeur avaient tiré sur le fil de leur vie pour le débrancher. Lire que deux de mes oncles, parmi quelques autres, avaient fait ce même choix. Chercher le sens là où il ne semblait en demeurer aucun…

Les images du passé ont toujours une teinte particulière. Cette teinte, on la façonne, avec le temps, avec les impressions qu’il en reste, les réparations, les guérisons.

J’ai appris à peindre, à dessiner ces images. À les écrire, en secret, puis en partage. J’apprends encore à en parler lorsque c’est pertinent. Je ne l’apprécie pas nécessairement, mais la promesse de moments légers, de fous rire et d’instants pleinement savourés me permet de croire que c’est une bonne chose.

Toucher la santé. Pardonner. Aimer.

L’année 2020 s’est présentée avec ce cadeau qu’est l’appel au changement. Elle a soufflé sur les bougies de l’introspection. Elle a offert un regard perturbant, mais également propice à grandir. Je n’avais pas anticipé que la santé me filerait entre les doigts. Que la sensation de perte prendrait le dessus. Que je laisserais la fatigue me convaincre que j’en avais assez de lutter. Parallèlement, aujourd’hui, je ne crains plus la mort, mais il m’arrive de craindre la vie, ce que nous choisissons d’en faire. Il me semble y avoir tellement à cultiver, aider, changer, contribuer pour que puisse fleurir, plus amplement, notre humanité.

Je n’ai plus envie de lutter; j’ai envie d’accueillir. En nourrissant la volonté d’aider mes enfants, comme mon prochain, à franchir l’inusité. En nourrissant l’espoir de reprendre le dessus, de corps, d’âme et d’esprit. Pleine. Prête à avancer. En refermant le livre du passé.

À l’aube de cette année 2021, celle que d’aucuns attendent impatiemment, je me penche sur le dixième manuscrit que je viens de compléter. Mon onzième livre. Je n’ai aucune certitude quant à « son chemin de vie », mais je sais qu’il représente un passage. Un collègue coureur écrivait récemment : « C’est l’espoir qui nous garde en vie ». J’y ajouterais la foi; celle que chacun peut illustrer comme étant la sienne, qu’on parle de l’Univers, de nos grandes approches philosophiques, religions ou idéologies quelles qu’elles soient. Du rêve aussi.

L’espoir, la foi et le rêve.

En faire des histoires à raconter. Des livres à partager. Des aventures à vivre, au-dedans comme au-dehors. Trouver la direction qui leur permet de se muer en projets, en objectifs, en plans, en visions. Aider son prochain. Et suivre les tracés pour retrouver la piste de la douceur, du rire, de la bonté. De ce qui, peut-être, s’habille en bonheur, comme si la terre goûtait le ciel.

Comme si le temps n’existait plus que dans les espaces où l’on contemple celui ou celle que l’on est devenu, entouré(e) de tous ceux que l’on croise et qui nous permettent, jour après jour, de devenir une meilleure personne, un être empreint de bonté, de chaleur.  

Play the long game – Parce qu’autrefois, je n’avais aucune idée de ce qu’il me faudrait parcourir et franchir pour en arriver à aujourd’hui.

Play the long game – Parce que c’est encore un pas à la fois qu’on peut y arriver.

Play the long game – Parce que je choisis de croire que ces mêmes pas sont voués à créer une oeuvre : le tableau des passages que nous aurons empruntés.

Play the long game – Et vous?

En vous souhaitant une douce transition vers 2021,

Isabelle

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La liberté

« Pour Kim Thùy, le bonheur et le plaisir passent aussi par la liberté : « C’est la comprendre, l’assumer et savoir quoi en faire. Il m’a fallu beaucoup de temps pour y arriver, explique-t-elle humblement. C’est à l’âge de 50 ans que j’ai saisi la liberté du bonheur et toute la légèreté que cet état nous procure. La liberté donne le bonheur et le bonheur donne la liberté. C’est comme si la liberté se traduisait par la confiance de se dire qu’on peut se laisser aller, qu’on peut laisser la vague nous transporter ». »

Le Devoir

Franchir la ligne d'arrivée

Ce matin, chez moi, le thermomètre indique onze sous zéro. Je l’observe, par la fenêtre, le dos accolé à cette chaise qui se prélasse tout près du feu de foyer. La neige habille le sol et j’ai bien l’impression, cette fois-ci, qu’elle s’assurera de le garder recouvert. Qu’elle invitera, à court terme, son manteau, puis son univers blanc, à cohabiter avec nous pendant quelques mois. Sa beauté et sa simplicité demeurent. Sa complexité aussi, compte tenu de ce qu’elle appelle en adaptation, en préparation, en garantie d’isolation. Au Québec, nous sommes culturellement préparés. C’est une réalité à laquelle nous faisons face depuis toujours. Et pourtant…

Se dire, laisser la vague nous transporter. Être, avec toutes ses déclinaisons, celui ou celle qui se permet de piétiner au sol, d’étendre les bras au ciel et d’avancer en transparence. En authenticité. Souligner le temps comme s’il se pouvait qu’il n’existe plus pour en faire un souvenir heureux. Prendre un instant pour remercier. Faire de ce qui nous émeut, de ce qui nous touche, une direction. Trouver un projet inspirant et plonger à grands renforts de créativité afin de lui permettre de s’épanouir avec soi, avec nous. Tant et tant de gestes, de postures, d’actions voués à souligner l’importance des petits comme des grands moments.

Depuis quelques semaines, j’explore les possibilités d’exil, à la recherche des vagues, des palmiers, de la chaleur. D’un souffle qui m’apparait plus doux. Paradoxalement, lovée sur ma chaise, auprès du feu, je constate que la chaleur peut se faire présente chez nous aussi. Que la douceur s’exprime à travers les choix qui sont les miens. Que mes valeurs, au même titre que nos routines de cette année, font les montagnes russes, simulant l’épreuve. Lorsque les temps sont particuliers, lorsque la vie bouscule, les remises en question sont susceptibles de s’entrechoquer, elles aussi. Le corps parle. L’esprit parle. Les émotions imitent la neige. Il devient difficile de passer outre. Comme si faire fi de ce qui se trame, au-dedans, éloignait.

S’éloigner, en temps réel ou dans l’espace virtuel, peut s’avérer précieux. S’éloigner, mais pas s’éteindre. Parce qu’on ne peut éteindre la neige. Parce qu’elle fait partie de nos moeurs, dans une certaine mesure. Elle nous rappelle à ce qui compte, à ce qui importe. Le bonheur qui habille la liberté. La liberté qui est garante du bonheur. Je le ressens lorsque je m’immerge dans l’univers de l’écriture, lorsque je deviens un avec la nature, lorsque je cours et que j’explore mes capacités, que je découvre la force de nos montagnes, de nos forêts, de nos lacs et de nos océans. Lorsque je vois grandir mes enfants, que les sourires se dessinent, dans l’ouverture, là où j’entends des éclats de rire.

Lorsque je me laisse inspirer et que je permets à la petite voix de mon intuition de prendre sa place. Lorsque je rêve d’aventure et d’expéditions, de petits gestes qui pourront, peut-être, contribuer à changer le monde, nous portant à nous sentir de moins en moins isolés. Des gestes qui deviennent légion, pour lesquels on se tend la main dans une ronde dépassant les frontières, les limites de nos raisonnements. Des gestes résonnants.

Courir et écrire la terre, dans un bouquet de neige ou à l’ombre d’un palmier, en faisant fi du temps.

Écrire et courir la terre pour faire une différence, pour que se tissent des liens propices à transformer le cours des choses, à mettre sur pied des projets, des actions voués à apporter, à construire, à améliorer.

Histoire de franchir la ligne d’arrivée autrement, avec la conscience qu’il y a tant à être et à faire. Que le pont se fait en permettant au bonheur, à la liberté, de prendre place. D’exister, en soi.

Et je rêve de cet instant où nous saurons que nous sommes légion ayant au coeur ce bonheur, cette liberté. Pour que le monde change, encore. Un pas à la fois

Et je rêve de cet instant où je traverserai la ligne de mes cent ans. J’aurai le sourire aux lèvres, en portant le bonheur, le souhait d’avoir fait une différence. En continuant de caresser l’espoir pour les prochaines générations. Pour qu’elles aient ce même bonheur au coeur, dans la confiance que le monde puisse grandir avec elles, toujours meilleurs. Pour la faune, pour la flore, pour l’environnement et pour l’Humanité.